En peinture à l'huile, il faut respecter la règle dite du "gras sur
maigre". Pour rappel, la peinture sera d'autant plus "grasse" qu'elle
contient d'huile. Les conséquences du non respect de cette règle sont
d'entraîner l'apparition de craquelures sur la peinture. L'explication
de ce phénomène est simple : le séchage est d'autant plus long que la
couche est grasse. Si une couche maigre est déposée sur une couche plus
riche en huile, le séchage de celle-ci ne sera pas terminé, alors que la
couche maigre sera sèche. Des tensions vont apparaître et déchirer le
film de peinture.
Concrètement, il faut donc effectuer les premières couches avec une
peinture "maigre", donc diluée avec le solvant (de l'essence de
térébenthine dans le cas de l'utilisation de médium traditionnelle),
puis ajouter progressivement pour les couches suivantes de l'huile (
lin, oeillette...).
Pour faciliter l’opération, une technique consiste à préparer des
médiums dans des petits flacons :
Par exemple :
Flacon 1 : 2/3 solvants avec 1/3 huile
Flacon 2 : 1/3 solvant avec 2/3 huile
Le déroulement de l’œuvre s’effectuera pour les premières couches avec
la peinture et le solvant pur, les couches suivantes avec le flacon 1,
puis avec le flacon 2 et enfin pour terminer l’œuvre uniquement de l’huile.
Personnellement, je remplace l’huile par un médium du commerce riche en
huile qui a l’avantage d’être plus siccatif que l’huile de lin
traditionnelle






